Les douze mots du son
Intensité
Regarder le film animé
écouter la chronique
Écoutez cette chronique de Yvan Amar
S'entraîner
- » télécharger la fiche pédagogique
- » télécharger la fiche corrigée
- » télécharger le film animé
- » télécharger la chronique audio
- » envoyer le mot à un ami
Lire le script
Un son se caractérise de plusieurs manières : le timbre, la hauteur, la durée et l’intensité… Et cette dernière qualité détermine la puissance du son, c’est-à-dire la force avec laquelle on le perçoit. C’est donc un mot assez précis, et même technique qu’on n’emploie pas tellement dans la vie courante. On n’a qu’à se souvenir de ce qu’il y a d’écrit sur des appareils, sur une chaîne stéréo. Le bouton qui permet d’augmenter l’intensité, en général, il est désigné par le mot volume. Parfois il y a écrit « gain », et à ce moment-là on est dans l’écho d’un usage anglais. Mais on ne voit pas marqué « intensité ».
Et puis, dans la langue ordinaire, on dit qu’on monte le son, ou qu’on le baisse. Et selon son intensité, on parle d’un son qui est doux ou faible, ou au contraire, violent. Les adjectifs sont imagés. Ils évoquent douceur, faiblesse ou violence ; ce sont des qualités subjectives pour évoquer un agrément ou même parfois un désagrément. Seulement le mot intensité lui, il est beaucoup plus neutre, parce qu’on peut parler de faible intensité, de moyenne ou de forte intensité. Il ne faudrait pas croire que ce terme implique l’idée d’un bruit important. Le son le plus ténu, celui qu’on entend à peine, et bien il a quand même une intensité.
Alors ce nom intensité s’éloigne sensiblement de l’emploi de l’adjectif qui lui correspond et qui est l’adjectif intense. Et l’adjectif intense n’est pas en usage lorsqu’il s’agit de décrire un son. On peut parler d’une musique intense, ça c’est vrai mais cela indique la force de l’émotion qu’elle peut susciter. Et une sonorité intense pour un instrumentiste, à la rigueur on peut en parler aussi, mais à ce moment-là, on pensera à une qualité lyrique, ou peut-être à un vibrato qui fait frissonner. On est bien loin du lexique acoustique auquel appartient le mot intensité, et on est dans le lexique de l’esthétique.
Et puis, dans la langue ordinaire, on dit qu’on monte le son, ou qu’on le baisse. Et selon son intensité, on parle d’un son qui est doux ou faible, ou au contraire, violent. Les adjectifs sont imagés. Ils évoquent douceur, faiblesse ou violence ; ce sont des qualités subjectives pour évoquer un agrément ou même parfois un désagrément. Seulement le mot intensité lui, il est beaucoup plus neutre, parce qu’on peut parler de faible intensité, de moyenne ou de forte intensité. Il ne faudrait pas croire que ce terme implique l’idée d’un bruit important. Le son le plus ténu, celui qu’on entend à peine, et bien il a quand même une intensité.
Alors ce nom intensité s’éloigne sensiblement de l’emploi de l’adjectif qui lui correspond et qui est l’adjectif intense. Et l’adjectif intense n’est pas en usage lorsqu’il s’agit de décrire un son. On peut parler d’une musique intense, ça c’est vrai mais cela indique la force de l’émotion qu’elle peut susciter. Et une sonorité intense pour un instrumentiste, à la rigueur on peut en parler aussi, mais à ce moment-là, on pensera à une qualité lyrique, ou peut-être à un vibrato qui fait frissonner. On est bien loin du lexique acoustique auquel appartient le mot intensité, et on est dans le lexique de l’esthétique.
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de la Semaine du son 2012.

