Les douze mots du son
Timbre
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Le timbre est l’une des caractéristiques principales d’un son et c’est peut-être celle qui lui donne le plus son identité. Une flûte ne sonne pas comme un sifflet. Et même une note peut avoir deux timbres extrêmement différents selon l’instrument qui la produit. Si on a un la joué par un hautbois, ce n’est pas du tout comme un la joué par une clarinette. Et même entre deux pianos : quelle différence entre un Yamaha de 2012 et un Pleyel des années trente ! C’est que leur timbre n’est pas le même.
Alors de quoi parle-t-on quand on parle de timbre ? Techniquement, c’est l’ensemble, c’est le mélange de toutes les fréquences qu’on entend lorsqu’on entend un son. On a une fréquence de base fondamentale et toutes les harmoniques qui l’entourent. Seulement tout ça, c’est bien théorique. L’expérience est plus parlante, et on sait très bien que l’oreille reconnait un timbre d’un autre, un peu comme l’œil qui va distinguer deux couleurs différentes.
Les exemples qu’on vient d’évoquer étaient liés à des instruments de musique : en effet on parle plus volontiers de timbre à propos d’un son qu’on produit délibérément. Le mot est assez musical ; il y a en tout cas une volonté de construire un son, de le forger, d’en faire un objet sonore reconnaissable. Si une assiette se brise, on ne parlera pas de timbre. Quand une voiture démarre, on ne parlera pas de timbre parce que, à ce moment-là, trop de sons divers viennent se mêler, et c’est extrêmement complexe à analyser.
Alors timbre est un mot qui nous vient du grec. Il dérive de tympanon, qui a désigné un instrument qui résonnait. Au départ c’était un tambourin, et puis ça a été une cloche. Et encore aujourd’hui, d’un point de vue très technique, on parle de timbre à propos d’un instrument du percussionniste. Il s’agit d’une série de cordelettes métalliques qu’on peut appliquer sur l’une des peaux d’un tambour. En général, c’est la caisse claire. Et quand on met le timbre, on obtient un effet assez différent : le son frissonne, et on a comme une sorte de froufrou qui va le prolonger.
Et puis ce mot de timbre a eu un destin exceptionnel et des sens très différents, très nombreux. Par exemple, au XVIIIe et au XIXe siècle, un timbre, c’est simplement un air que tout le monde connaît et que l’on colporte avec des paroles chaque fois différentes.
Alors de quoi parle-t-on quand on parle de timbre ? Techniquement, c’est l’ensemble, c’est le mélange de toutes les fréquences qu’on entend lorsqu’on entend un son. On a une fréquence de base fondamentale et toutes les harmoniques qui l’entourent. Seulement tout ça, c’est bien théorique. L’expérience est plus parlante, et on sait très bien que l’oreille reconnait un timbre d’un autre, un peu comme l’œil qui va distinguer deux couleurs différentes.
Les exemples qu’on vient d’évoquer étaient liés à des instruments de musique : en effet on parle plus volontiers de timbre à propos d’un son qu’on produit délibérément. Le mot est assez musical ; il y a en tout cas une volonté de construire un son, de le forger, d’en faire un objet sonore reconnaissable. Si une assiette se brise, on ne parlera pas de timbre. Quand une voiture démarre, on ne parlera pas de timbre parce que, à ce moment-là, trop de sons divers viennent se mêler, et c’est extrêmement complexe à analyser.
Alors timbre est un mot qui nous vient du grec. Il dérive de tympanon, qui a désigné un instrument qui résonnait. Au départ c’était un tambourin, et puis ça a été une cloche. Et encore aujourd’hui, d’un point de vue très technique, on parle de timbre à propos d’un instrument du percussionniste. Il s’agit d’une série de cordelettes métalliques qu’on peut appliquer sur l’une des peaux d’un tambour. En général, c’est la caisse claire. Et quand on met le timbre, on obtient un effet assez différent : le son frissonne, et on a comme une sorte de froufrou qui va le prolonger.
Et puis ce mot de timbre a eu un destin exceptionnel et des sens très différents, très nombreux. Par exemple, au XVIIIe et au XIXe siècle, un timbre, c’est simplement un air que tout le monde connaît et que l’on colporte avec des paroles chaque fois différentes.
Matériel pédagogique produit par le SCÉRÉN [CNDP-CRDP] dans le cadre de la Semaine du son 2012.

